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Quaestio

Indexation d’un montant

Saisissez le montant et choisissez le mois de base et le mois de révision : le montant est indexé sur l’indice des prix comme dans une clause d’indexation.

Mois de base
Mois de révision
Conditions du contrat
100 signifie la variation entière. Certains contrats n’en retiennent qu’une partie, par exemple 75.
Le montant ne change que si l’indice a varié au moins de ce pourcentage. 0 signifie qu’il change toujours.

Nouveau montant

1 242,78

1 000 indexé entre août 2016 et août 2026

  • Indice août 201683,16
  • Indice août 2026103,35
  • Variation de l’indice+24,28 %

Calcul

1 000 × 103,35 ÷ 83,16 = 1 242,78

Source : Insee · Licence : Licence ouverte de l’Insee (réutilisation libre avec mention de la source)

Mis à jour le 24 septembre 2026 · prochain chiffre attendu vers le 15 octobre 2026

Indices et outils

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Copiez le code et collez-le là où l’outil doit apparaître, par exemple dans un article de blog ou sur une page d’école. C’est gratuit, le cadre ne contient pas de publicité et l’outil calcule dans le navigateur du visiteur.

Comment ça marche

Indexer un montant consiste à le recalculer avec un indice des prix pour qu’il garde sa valeur quand les prix augmentent. Le nouveau montant est l’ancien multiplié par l’indice du mois de révision et divisé par l’indice du mois de base. Avec un indice de 100 le mois de base et de 130 le mois de révision, 1 000 euros deviennent 1 300 euros. L’outil utilise les indices publiés, que vous retrouvez dans le tableau sous le résultat.

Les contrats désignent presque toujours l’indice d’un pays et un mois précis, pas une moyenne annuelle. La valeur d’un mois paraît quelques semaines après sa fin, ce qui permet aux deux parties de calculer le même montant avant l’échéance suivante. Les moyennes annuelles ne sont connues qu’après la fin de l’année et lissent les variations, elles conviennent donc moins bien quand un montant doit changer à une date fixe.

Une clause telle que « la pension est revalorisée chaque année selon l’indice des prix à la consommation hors tabac, l’indice de base étant celui d’octobre 2020 » fait de l’indice d’octobre 2020 le point de départ, et chaque révision le compare au mois indiqué par le contrat. C’est le mois auquel se rapporte l’indice qui compte, pas celui de sa publication : l’indice d’octobre paraît en novembre. Vérifiez toujours l’indice exact, le mois de base et le mois de révision prévus par le contrat, et si le montant peut baisser ou doit être arrondi. L’outil calcule, mais n’interprète pas les contrats et ne constitue pas un conseil juridique.

Les indices définitifs de l’Insee ne sont pas révisés. Lorsque l’Insee change d’année de base, la variation entre deux mois reste la même aux arrondis près, et l’Insee explique sur son site comment poursuivre une indexation après un changement de base.

Le calculateur d’inflation utilise les moyennes annuelles de la Banque mondiale et sert à comparer la valeur de l’argent d’une année à l’autre, par exemple ce que vaut aujourd’hui un salaire de 1990. Cet outil utilise les valeurs mensuelles de l’Insee et convient quand un contrat désigne un indice et un mois précis.

Pour une pension alimentaire, la réglementation retient par défaut, depuis la mise en place de l’intermédiation financière, l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’ensemble des ménages. Si la pension n’est pas versée par l’intermédiaire de l’Aripa, vérifiez dans le jugement ou la convention quel indice et quelle date de référence s’appliquent. L’Insee propose aussi son propre module pour réviser une pension, un loyer ou un contrat.

Les loyers d’habitation ne suivent pas l’IPC mais l’indice de référence des loyers (IRL), publié chaque trimestre par l’Insee et calculé à partir de l’évolution sur douze mois des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Le nouveau loyer est le loyer actuel multiplié par l’IRL du trimestre prévu au bail et divisé par l’IRL du même trimestre de l’année précédente. Cet outil ne calcule pas avec l’IRL ; le lien vers la série figure dans les sources. Les baux commerciaux et professionnels ont eux aussi leurs propres indices.

Ce que 1 000 euros d’une année passée valent aujourd’hui

Le tableau utilise les mêmes indices que le calculateur ci-dessus : le montant multiplié par l’indice du dernier mois publié, divisé par l’indice de janvier de l’année de départ.

JanvierIndice alorsIndice aujourd’huiVaut aujourd’hui
199662,81103,351 645
200065,46103,351 579
201077,38103,351 336
201581,74103,351 264
202086,43103,351 196

Les indices proviennent de la série Indice des prix à la consommation (IPC), ensemble des ménages, France, que Insee publie chaque mois. Dernier mois disponible : août 2026.

Ce qu’indexer un montant veut dire, et ce que cela ne dit pas

Indexer un montant, c’est le réécrire dans la monnaie d’une autre année. Le calcul est une simple proportion : le montant ancien multiplié par l’indice du mois de comparaison et divisé par l’indice du mois de base. L’indice lui-même n’a ni unité ni valeur – seul le rapport entre deux nombres de la même série veut dire quelque chose.

Ce qui est réécrit, c’est le pouvoir d’achat moyen, et non le prix d’un bien particulier. L’indice des prix à la consommation suit un panier de biens et de services achetés par les ménages, avec des pondérations que l’Insee met à jour chaque année : le loyer, l’alimentation et l’énergie y pèsent lourd, tandis qu’un produit devenu plus cher ou moins cher que la moyenne suit sa propre route. Un ordinateur à 1 000 euros en 2000 ne correspond pas à un ordinateur au même montant indexé aujourd’hui, les ordinateurs ayant beaucoup baissé par rapport au reste.

L’Insee publie chaque mois l’indice des prix à la consommation pour l’ensemble des ménages et, à côté, l’IPC hors tabac. Les deux séries suivent la même méthode et ne diffèrent que par l’exclusion du tabac, dont le prix dépend surtout de la fiscalité ; c’est la série hors tabac que les textes désignent le plus souvent dans les clauses d’indexation.

L’indexation ne dit rien non plus de ce qu’il était raisonnable de payer à l’époque. Elle répond à une seule question : combien d’argent il faut aujourd’hui pour acheter autant du même panier moyen.

Le mois de base et l’année de base sont deux choses différentes

Le mois de base est celui dont on part : le mois où le contrat a été signé, où le loyer a été fixé, où le montant a été versé. L’année de base est autre chose : c’est l’année pour laquelle l’Insee fixe la moyenne de l’indice à 100. La série du calculateur porte sa base sous la réponse, et cette base change quand l’institut rebase la série.

Depuis les résultats de janvier 2026, les indices de prix à la consommation sont publiés en base 2025, c’est-à-dire que leur moyenne vaut 100 sur 2025 ; la base précédente était 2015. Le changement intervient dix ans après le précédent, dans toute l’Union européenne, et s’accompagne d’une nouvelle nomenclature des fonctions de consommation.

Un changement de base modifie tous les nombres, mais pas les rapports entre eux, donc pas la réponse. Celui qui calcule à la main doit en revanche garder les séries séparées : un indice en base 2015 ne peut pas figurer dans la même fraction qu’un indice en base 2025. Les valeurs antérieures à 2026 utilisées ici sont déjà ramenées à la base actuelle, si bien qu’un nombre affiché peut différer de celui qu’on lisait alors dans le journal sans que le résultat change.

Les contrats qui suivent un indice

En France, une clause ne peut pas indexer n’importe quoi sur n’importe quoi. L’article L. 112-2 du code monétaire et financier interdit les clauses qui prévoient une indexation fondée sur le salaire minimum de croissance, sur le niveau général des prix ou des salaires, ou sur le prix de biens, produits ou services sans relation directe avec l’objet de la convention ou avec l’activité de l’une des parties. Un contrat qui renverrait à « l’inflation » tombe sous l’interdiction.

Pour les loyers d’habitation, le texte applicable est l’article 17-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989. Quand le bail prévoit une révision, elle intervient chaque année à la date convenue ou, à défaut, au terme de chaque année du contrat, et la hausse ne peut pas dépasser la variation de l’indice de référence des loyers, que l’Insee publie chaque trimestre. L’IRL n’est pas l’IPC : il correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Le bailleur qui n’applique pas la révision dans l’année qui suit sa date de prise d’effet est réputé avoir renoncé à la clause pour l’année écoulée.

Les baux d’activité relèvent d’autres indices : l’indice des loyers commerciaux (ILC) pour les activités commerciales et artisanales, l’indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) pour les autres, dont les professions libérales. Ce sont les deux indices que désigne l’article L. 145-34 du code de commerce, et l’Insee dit lequel s’applique dans sa page révision d’un bail commercial ou professionnel.

Pour une pension alimentaire, l’indice est celui que mentionne le jugement ou la convention ; à défaut, c’est l’IPC hors tabac, ensemble des ménages. L’Insee donne le calcul dans sa page Réviser une pension alimentaire : le montant initial multiplié par le dernier indice publié à la date de la revalorisation, divisé par celui publié à la date du titre.

Une clause devrait enfin préciser ce qui s’applique si l’indice n’est pas publié à temps ou si la série s’arrête. L’Insee nomme la série qui remplace l’ancienne, mais un contrat qui n’en parle pas reste difficile à appliquer.

Remonter le temps, et ce qui ne se calcule pas

La conversion fonctionne dans les deux sens. Pour savoir ce qu’un montant d’aujourd’hui représentait autrefois, on retourne la fraction : le montant multiplié par l’indice de l’année ancienne et divisé par l’indice actuel. Le résultat reste une estimation : le panier n’était pas le même, et plus on remonte, moins les choses qu’on pouvait acheter se ressemblent.

Avant 2002, il y a une étape de plus : les montants en francs doivent d’abord être convertis en euros au taux fixe de 6,55957 francs pour un euro, puis indexés.

Les comparaisons sur un siècle ou plus se lisent comme un ordre de grandeur, pas comme une somme : ce qui n’existait pas ne se chiffre pas, et ce qui existait a souvent changé de sens. Un trajet Paris–Marseille coûtait une certaine somme en 1930, mais il prenait une journée entière et se fait aujourd’hui en trois heures.

Les salaires, enfin, ne suivent pas les prix. Pour comparer une rémunération dans le temps, la bonne mesure est l’indice du coût du travail que publie l’Insee, parce qu’il mesure autre chose : ce que le travail est payé, et non ce que les biens coûtent.

Sources

Comment les outils sont vérifiés