Salaire brut en net 2026
Saisissez le salaire brut mensuel ou annuel, choisissez le statut et le taux de prélèvement pour voir les cotisations ligne par ligne, le net avant impôt et le salaire net versé après impôt.
Salaire net par mois
2 122 €
Impôt par mois678 €
Part d’impôt24,2 %
Taux marginal d’imposition123,6 %Au-delà de 100 %, c’est qu’un seuil du barème est franchi.
Détail de l’impôt
| Par mois | Par an | |
|---|---|---|
| Salaire brut | 2 800 € | 33 600 € |
| Assurance vieillesse plafonnée | 193 € | 2 318 € |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 11 € | 134 € |
| Retraite complémentaire Agirc-Arrco | 88 € | 1 058 € |
| Contribution d’équilibre général (CEG) | 24 € | 289 € |
| CSG déductible | 187 € | 2 245 € |
| CSG non déductible | 66 € | 792 € |
| CRDS | 14 € | 165 € |
| Impôt sur le revenu prélevé à la source | 94 € | 1 130 € |
| Impôts et cotisations | 678 € | 8 132 € |
| Salaire net | 2 122 € | 25 468 € |
Par mois avant impôt
- Cotisations et contributions salariales
- 584 €
- Net à payer avant impôt
- 2 216 €
- Net imposable
- 2 296 €
- Taux de prélèvement
- 4,1 %
Valable pour 2026, pour un salarié du secteur privé à temps plein en métropole, avec le même salaire chaque mois. Le taux neutre suit la grille du BOFiP applicable depuis le 1er mai 2026 (la grille de 2025 s’appliquait de janvier à avril) et correspond à peu près à une personne seule sans enfant ; le taux personnalisé est souvent plus bas pour les familles. La complémentaire santé obligatoire (mutuelle), la prévoyance au-delà du minimum des cadres, le régime d’Alsace-Moselle, les heures supplémentaires, le temps partiel et l’outre-mer ne sont pas pris en compte. Simulation indicative, qui ne remplace ni le bulletin de paie ni le calcul de l’administration fiscale.
Comment ça marche
Du brut au net, on retire d’abord les cotisations salariales. Pour un salarié du privé en 2026, l’assurance vieillesse coûte 6,90 % jusqu’au plafond de la sécurité sociale (PASS, 4 005 € par mois soit 48 060 € par an) et 0,40 % sur tout le salaire. La retraite complémentaire Agirc-Arrco prend 3,15 % sur la tranche 1, jusqu’au plafond, et 8,64 % sur la tranche 2, entre 1 et 8 plafonds, avec la contribution d’équilibre général (CEG) de 0,86 % et 1,08 %. Les cotisations maladie et chômage ne sont plus à la charge du salarié.
La CSG et la CRDS s’ajoutent : 9,70 % au total, calculés sur 98,25 % du salaire brut jusqu’à 4 plafonds. Sur ces 9,70 %, la CSG déductible de 6,80 % diminue le revenu imposable, alors que la CSG non déductible de 2,40 % et la CRDS de 0,50 % restent imposables. Au total, un non-cadre paie environ 21 % de son brut en cotisations et contributions : 2 800 € brut donnent environ 2 216 € net avant impôt.
Le statut compte peu. Un cadre paie en plus la cotisation Apec de 0,024 %, et la prévoyance obligatoire payée par l’employeur (au moins 1,50 % de la tranche 1) entre dans l’assiette de la CSG et de la CRDS. Le net d’un cadre est donc quelques euros plus bas que celui d’un non-cadre au même brut.
Au-dessus du plafond de 4 005 € par mois, la cotisation vieillesse plafonnée s’arrête, mais la tranche 2 d’Agirc-Arrco est plus chère et la contribution d’équilibre technique (CET) de 0,14 % s’applique à tout le salaire jusqu’à 8 plafonds. Au-delà de 4 plafonds (16 020 € par mois), la CSG et la CRDS portent sur 100 % du salaire, et au-delà de 8 plafonds (32 040 € par mois), il ne reste que la vieillesse déplafonnée, la CSG et la CRDS.
Le net imposable est le net avant impôt augmenté de la CSG non déductible et de la CRDS. C’est sur lui que l’employeur applique le prélèvement à la source. Sans taux transmis par l’administration fiscale, il utilise le taux neutre : la grille du BOFiP en vigueur depuis le 1er mai 2026 va de 0 % sous 1 635 € de net imposable par mois à 43 % au-delà de 55 558 €. Avec 2 800 € brut, le net imposable d’environ 2 296 € donne un taux neutre de 4,1 % et environ 2 122 € versés.
Le taux neutre correspond à peu près à une personne seule sans enfant et sans autres revenus. Votre taux personnalisé, calculé par la DGFiP d’après votre dernière déclaration et mis à jour chaque année en septembre, figure sur votre bulletin de paie et dans votre espace sur impots.gouv.fr. Pour un couple ou une famille, il est souvent plus bas : saisissez-le pour un résultat plus proche de votre fiche de paie. Le prélèvement n’est qu’un acompte, l’impôt définitif est calculé l’année suivante.
Comme le taux neutre change par paliers, une petite hausse du brut peut faire passer le net imposable dans la tranche suivante et réduire légèrement le net versé ce mois-là. Le calcul a été vérifié avec le simulateur de l’Urssaf (mon-entreprise) et la grille du BOFiP. La mutuelle d’entreprise, les heures supplémentaires, le temps partiel, le régime d’Alsace-Moselle et l’outre-mer ne sont pas pris en compte. D’autres pays peuvent être choisis dans le simulateur.
Exemples chiffrés
Le tableau montre ce qui reste de quelques salaires mensuels bruts pour un non-cadre du secteur privé en métropole, au taux neutre et sans mutuelle d’entreprise. Les montants sont calculés avec les mêmes règles que le simulateur ci-dessus.
| Salaire brut | Prélèvements | Net payé | Part prélevée | Taux marginal |
|---|---|---|---|---|
| 1 500 € | 313 € | 1 187 € | 20,8 % | 20,8 % |
| 2 500 € | 580 € | 1 920 € | 23,2 % | 36,0 % |
| 2 800 € | 678 € | 2 122 € | 24,2 % | 52,7 % |
| 4 000 € | 1 158 € | 2 842 € | 29,0 % | 33,1 % |
| 5 500 € | 1 760 € | 3 740 € | 32,0 % | 31,3 % |
| 8 500 € | 2 985 € | 5 515 € | 35,1 % | 183,7 %* |
Le taux marginal est la part des 100 euros de salaire brut suivants qui part en cotisations, en CSG, en CRDS et en impôt. Au taux neutre il avance par bonds, parce que la grille de l’article 204 H du code général des impôts n’est pas un barème par tranches : le taux retenu s’applique à la totalité du net imposable et change d’un coup au passage d’un seuil.
* Un taux supérieur à cent pour cent n’est pas une erreur de calcul mais un passage de seuil : le taux s’applique à la totalité du montant et change d’un coup au seuil, si bien que l’impôt augmente plus que le salaire.
Pas à pas : 2 800 € par mois
Un salaire de 2 800 € par mois fait 33 600 € par an. L’assurance vieillesse et la retraite complémentaire se calculent par tranches du plafond de la Sécurité sociale, la CSG et la CRDS sur une assiette de 98,25 % du brut, et le prélèvement à la source sur le net imposable.
| Poste | Par an | Par mois |
|---|---|---|
| Salaire brut | 33 600 € | 2 800 € |
| Cotisations et contributions salariales | 584 € | |
| Net à payer avant impôt | 2 216 € | |
| Net imposable | 2 296 € | |
| Taux de prélèvement | 0.041 | |
| Assurance vieillesse plafonnée | 2 318 € | 193 € |
| Assurance vieillesse déplafonnée | 134 € | 11 € |
| Retraite complémentaire Agirc-Arrco | 1 058 € | 88 € |
| Contribution d’équilibre général (CEG) | 289 € | 24 € |
| CSG déductible | 2 245 € | 187 € |
| CSG non déductible | 792 € | 66 € |
| CRDS | 165 € | 14 € |
| Impôt sur le revenu prélevé à la source | 1 130 € | 94 € |
| Net payé | 25 468 € | 2 122 € |
Les quatre montants du bulletin de paie
Un bulletin de paie français porte plusieurs montants, et ils ne veulent pas dire la même chose. Le salaire brut est la base sur laquelle se calculent les cotisations. Le net à payer avant impôt est ce qui reste une fois retirées les cotisations salariales, la CSG et la CRDS. Le net imposable est un peu plus élevé, parce que la part non déductible de la CSG et la CRDS y sont réintégrées : elles sont bien prélevées, mais l’impôt les ignore. Le net payé, enfin, est le net avant impôt diminué du prélèvement à la source, et c’est la somme virée sur le compte.
Depuis les rémunérations versées à compter du 1er juillet 2023, le bulletin doit aussi porter une ligne « montant net social », placée entre le total des cotisations et le net à payer avant impôt. Elle n’entre pas dans le calcul du salaire : elle sert à déclarer ses ressources pour la prime d’activité et le revenu de solidarité active, et elle ne se confond ni avec le net imposable ni avec le net payé.
Les cotisations salariales sont moins nombreuses qu’on ne le croit. La cotisation maladie et la cotisation chômage à la charge du salarié ont été supprimées en 2018 et compensées par une hausse de la CSG. Restent l’assurance vieillesse, plafonnée et déplafonnée, la retraite complémentaire Agirc-Arrco avec ses contributions d’équilibre, la cotisation Apec pour les cadres, puis la CSG et la CRDS.
Taux neutre, taux personnalisé, taux individualisé
Le taux neutre, que le simulateur applique par défaut, est une grille fixée par l’article 204 H du code général des impôts. Il ne dépend que du salaire mensuel et du lieu de domiciliation, va de 0 à 43 % et ne tient compte ni du conjoint, ni des enfants, ni des autres revenus. Il s’applique de plein droit quand l’employeur n’a pas encore reçu de taux, par exemple à l’embauche ou pour un premier emploi, et sur option de celui qui ne veut pas que son taux soit transmis.
Le taux personnalisé est calculé par l’administration à partir de la déclaration de revenus et transmis à l’employeur ; il est mis à jour chaque année en septembre. Pour les couples mariés ou pacsés, chacun a un taux individualisé qui ne s’applique qu’à ses propres revenus, les revenus communs restant au taux du foyer. Une modulation à la hausse ou à la baisse se demande en ligne et prend effet au plus tard le troisième mois suivant. Les règles sont réunies sur la fiche prélèvement à la source de service-public.
Le taux personnalisé vient du barème progressif. Pour les revenus de 2025, il est de 0 % jusqu’à 11 600 euros, 11 % jusqu’à 29 579 euros, 30 % jusqu’à 84 577 euros, 41 % jusqu’à 181 917 euros et 45 % au-delà, appliqué au revenu par part de quotient familial. Un couple avec deux enfants compte trois parts, et son taux est donc souvent bien plus bas que le taux neutre du même salaire : c’est la différence principale entre le tableau ci-dessus et un bulletin de paie réel. Le barème est fixé par l’article 197 du code général des impôts.
Ce que le calcul laisse de côté
La complémentaire santé d’entreprise est obligatoire dans toutes les entreprises du secteur privé et l’employeur en finance au moins la moitié (article L. 911-7 du code de la sécurité sociale). La part du salarié se retire du net payé et n’est pas comptée ici, parce qu’elle dépend du contrat de l’entreprise. Il en va de même de la prévoyance au-delà du minimum des cadres, des titres-restaurant et de l’épargne salariale.
Les heures supplémentaires sont traitées à part. Elles ouvrent droit à une réduction de cotisations salariales (article L. 241-17 du code de la sécurité sociale) et sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 euros par an (article 81 quater du code général des impôts). Le calcul part d’un salaire identique chaque mois et ne les compte pas, pas plus que les primes, le treizième mois, l’intéressement ou le temps partiel.
Le régime local d’Alsace-Moselle ajoute une cotisation salariale maladie propre au Bas-Rhin, au Haut-Rhin et à la Moselle, et l’outre-mer a sa propre grille de taux neutre. Ni l’un ni l’autre n’est pris en compte : le résultat vaut pour la métropole hors régime local.
Enfin, le prélèvement à la source n’est qu’un acompte. L’impôt définitif se calcule l’année suivante sur la déclaration, après l’abattement de 10 % pour frais professionnels ou la déduction des frais réels, tous deux prévus à l’article 83 du code général des impôts, et après la décote et les réductions d’impôt. La différence est remboursée ou appelée à l’automne.
Ce que coûte un salarié à l’employeur
Au salaire brut s’ajoutent les cotisations patronales : maladie, vieillesse, allocations familiales, accidents du travail, assurance chômage, retraite complémentaire, et pour les cadres une prévoyance d’au moins 1,50 % de la tranche 1 prévue par l’accord national interprofessionnel du 17 novembre 2017. L’employeur paie en plus au moins la moitié de la complémentaire santé.
Ces cotisations sont allégées sur les bas et moyens salaires par la réduction générale dégressive unique, prévue à l’article L. 241-13 du code de la sécurité sociale et dont les modalités pour 2026 sont fixées par le décret n° 2026-509 du 12 juin 2026. Elle est maximale au niveau du SMIC, décroît ensuite et s’éteint à trois SMIC. Le SMIC est de 12,31 euros bruts de l’heure, soit 1 867,02 euros par mois pour 35 heures par semaine, depuis le 1er juin 2026.
Le coût d’un même salaire varie donc fortement selon le niveau de la rémunération et selon l’effectif de l’entreprise, et il ne se lit pas sur le bulletin de paie du salarié. Le simulateur ne le calcule pas.