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12,5

1 Mbit/s = 0,125 Mo/s

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À propos des unités

  • Bits par seconde (bit/s) – Le bit par seconde est l’unité de base de la transmission de données, dont dérivent tous les débits des abonnements. Ses préfixes sont décimaux : selon le NIST, les ingénieurs des télécommunications entendent toujours par mégabit par seconde un million de bits par seconde, même si certains concepteurs de réseaux locaux ont compté en binaire. L’Union internationale des télécommunications écrit bit/s, comme dans la norme de modem V.90, jusqu’à 56 000 bit/s. Le piège est les abréviations : « bps » et « Bps » ne diffèrent que d’une majuscule, mais d’un facteur huit.
  • Kilobits par seconde (kbit/s) – Un kilobit par seconde vaut 1 000 bits par seconde, 125 octets par seconde. C’était l’unité des modems : la norme V.90, en 1998, offrait jusqu’à 56 kilobits par seconde en réception et 33,6 en émission. Kilo vaut ici toujours 1 000, jamais 1 024. Et 56 kilobits par seconde font 7 kilooctets par seconde, pas 56 : le modem téléchargeait un mégaoctet en un peu moins de deux minutes et demie. Le plan France Très Haut Débit visait plus de 30 Mbit/s pour tous en 2022, soit plus de 500 fois ce débit.
  • Mégabits par seconde (Mbit/s) – Le mégabit par seconde est l’unité dans laquelle se vendent l’internet fixe, le wifi et le mobile : un million de bits par seconde, soit 125 000 octets par seconde. L’Arcep publie ses mesures de débit descendant et montant dans cette unité, et le règlement européen sur l’internet ouvert exige que le contrat explique les débits minimal, normalement disponible, maximal et annoncé, sans nommer d’unité. Le piège est le facteur huit : 100 mégabits par seconde donnent 12,5 mégaoctets par seconde dans la fenêtre de téléchargement.
  • Gigabits par seconde (Gbit/s) – Le gigabit par seconde vaut un milliard de bits par seconde, soit 125 mégaoctets par seconde ou 1 000 mégabits par seconde. L’unité mesure la fibre, les réseaux de centres de données et les normes Ethernet. Un film de 5 gigaoctets demande en théorie 40 secondes. Un abonnement en gigabits ne donne pas des gigaoctets par seconde : il y a le facteur huit. Et le débit réel reste inférieur au débit du lien, car les protocoles en prennent leur part ; d’où la distinction entre débit maximal et normalement disponible.
  • Octets par seconde (o/s) – L’octet par seconde vaut huit bits par seconde et mesure la vitesse des fichiers. Les fichiers se comptant en octets, les logiciels de copie et de téléchargement affichent leur débit en octets par seconde, avec préfixes, tandis que les abonnements comptent en bits. Le rapport est exactement huit : un modem à 56 000 bit/s livre au plus 7 000 octets par seconde. Le piège tient aux symboles : o/s en français, B/s en anglais, et b pour le bit. Les logiciels peuvent aussi compter kilo et méga en binaire.
  • Kilooctets par seconde (ko/s) – Un kilooctet par seconde vaut 1 000 octets par seconde, soit 8 000 bits par seconde. L’unité appartient aux transferts lents : la norme de modem V.90 donnait 56 kilobits par seconde, soit au plus 7 kilooctets par seconde. Le piège est la majuscule et le préfixe binaire. Beaucoup de logiciels écrivent K pour 1 024, et GNU coreutils note que la tradition et POSIX emploient k au sens de kibioctet. « 100 Ko/s » peuvent donc valoir 102 400 octets par seconde, 2,4 % de plus que 100 ko/s.
  • Mégaoctets par seconde (Mo/s) – Le mégaoctet par seconde vaut un million d’octets par seconde, soit huit millions de bits par seconde. L’unité s’affiche dans la fenêtre de téléchargement, dans les transferts de fichiers et sur les cartes mémoire et les SSD, alors que les réseaux et les abonnements se comptent en mégabits par seconde. La relation est exacte : 12,5 mégaoctets par seconde font 100 mégabits par seconde, puisqu’un octet vaut huit bits. Le piège est ce facteur huit en sens inverse : voir 12 Mo/s sur une ligne à 100 Mbit/s est normal.
  • Gigaoctets par seconde (Go/s) – Un gigaoctet par seconde vaut un milliard d’octets par seconde, soit 8 gigabits par seconde. L’organisme USB-IF annonce pour l’USB4 jusqu’à 40 ou 80 gigabits par seconde, c’est-à-dire 5 ou 10 gigaoctets par seconde. Un fichier de 50 gigaoctets demande donc en théorie 10 secondes à 40 gigabits par seconde. Le piège : les fabricants écrivent Gbps pour les bits et Go/s ou GB/s pour les octets, et les deux se ressemblent. De plus, Go/s peut désigner dans un logiciel des gibioctets par seconde, 7,4 % de plus.