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1 Go = 1 000 Mo

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À propos des unités

  • Bits (bit) – Un bit est un chiffre binaire, 0 ou 1, et huit bits font un octet. L’unité relève de la norme IEC 80000-13, pas de la directive européenne. L’accès à l’internet se vend en bits par seconde, et le chiffrement AES travaille sur des blocs de 128 bits avec des clés de 128, 192 ou 256 bits. Le piège est le symbole. La forme sans ambiguïté est « bit », comme dans kbit et Mbit, car « b » se confond avec le « B » anglais de l’octet, huit fois plus grand.
  • Octets (o) – Un octet vaut huit bits, et c’est en octets que se comptent les tailles de fichier, les mémoires et le stockage. La grandeur est définie par la norme internationale IEC 80000-13 ; les quantités de données ne figurent pas dans la directive européenne et ne sont donc pas des unités légales. Un octet suffit à un caractère en ASCII, alors que é, è et ç en prennent deux chacun en UTF-8. Le piège est la casse : o vaut pour l’octet et b pour le bit, à un facteur huit près.
  • Kilooctets (ko) – Un kilooctet vaut 1 000 octets, puisque le préfixe SI kilo vaut 10³. L’équivalent binaire s’appelle kibioctet et vaut 1 024 octets ; l’écart est de 2,4 %. Les préfixes binaires kibi, mébi et gibi ont été introduits par la Commission électrotechnique internationale en 1999 précisément parce que le kilooctet servait à deux sens. L’unité convient aux petits fichiers, aux documents texte et aux paquets réseau. Écrivez ko avec un k minuscule ; « Ko » avec majuscule désigne souvent, sous Windows, 1 024 octets, donc un kibioctet.
  • Mégaoctets (Mo) – Un mégaoctet vaut un million d’octets selon le préfixe SI méga. L’équivalent binaire, le mébioctet, vaut 1 048 576 octets, soit 4,9 % de plus, et c’est justement le mégaoctet que le NIST américain prend en exemple : les fabricants de mémoire entendent 2²⁰ octets, ceux de supports de stockage 10⁶. L’unité mesure les images, les applications, les pièces jointes et les forfaits de données. Deux pièges. Mégaoctet contre mégabit, un facteur huit : 100 Mbit/s font 12,5 Mo/s. Et les systèmes affichent Mo en comptant des mébioctets.
  • Gigaoctets (Go) – Un gigaoctet vaut un milliard d’octets selon le préfixe SI giga. L’équivalent binaire, le gibioctet, vaut 1 073 741 824 octets, soit 7,4 % de plus. L’unité mesure le stockage, la mémoire et les forfaits mobiles, et elle n’est pas réglementée dans l’UE. C’est ici le piège classique de la catégorie : les fabricants de disques comptent en décimal, un disque de 1 téraoctet fait donc 10¹² octets, alors que Windows compte en binaire tout en écrivant « Go » – et affiche 931. Ce n’est pas une tromperie, mais deux systèmes de préfixes.
  • Téraoctets (To) – Un téraoctet vaut mille milliards d’octets, 10¹², selon le préfixe SI téra. L’équivalent binaire, le tébioctet, vaut 1 099 511 627 776 octets, soit 10,0 % de plus – le plus grand écart parmi les préfixes courants, presque cent gigaoctets par téraoctet. L’unité mesure les disques durs, les SSD, le stockage en ligne et les sauvegardes. C’est pourquoi un disque marqué 1 téraoctet apparaît comme 931,32 gibioctets alors qu’il contient exactement ce que promet l’emballage. Et To contre Tb, le térabit, reste un facteur huit.
  • Kibioctets (Kio) – Un kibioctet vaut 2¹⁰ octets, soit 1 024 octets, 2,4 % de plus qu’un kilooctet. Le préfixe kibi, symbole Ki avec un K majuscule, a été approuvé par la Commission électrotechnique internationale en décembre 1998 et figure dans la norme IEC 80000-13 ; la brochure SI précise que les préfixes SI ne devraient pas servir aux puissances de deux. Beaucoup de logiciels n’écrivent pourtant que K : dans GNU coreutils, K vaut 1 024 et kB 1 000. La disquette de 1,44 Mo contenait 1 440 kibioctets, car son mégaoctet valait 1 024 000 octets, un mélange des deux.
  • Mébioctets (Mio) – Un mébioctet vaut 2²⁰ octets, soit 1 048 576 octets, 4,9 % de plus qu’un mégaoctet. Selon le NIST, les fabricants de mémoire entendent par mégaoctet 2²⁰ octets et ceux de stockage un million, la confusion même que les préfixes binaires devaient dissiper. Le mébioctet convient aux tailles qui sont vraiment des puissances de deux, comme la mémoire vive des serveurs. Kubernetes lit « 128Mi » comme 128 mébioctets et « 128M » comme 128 millions d’octets, et sa documentation avertit : « 400m » avec un m minuscule veut dire 0,4 octet, pas 400 mébioctets.
  • Gibioctets (Gio) – Un gibioctet vaut 2³⁰ octets, soit 1 073 741 824 octets. Le préfixe gibi a été adopté par la Commission électrotechnique internationale en janvier 1999 et figure aujourd’hui dans la norme IEC 80000-13. L’unité a sa place là où les tailles sont vraiment des puissances de deux : mémoire vive, machines virtuelles, outils Linux. Un disque marqué 1 téraoctet contient 931,32 gibioctets, et c’est le chiffre que Windows affiche. L’écart avec les préfixes décimaux croît vers le haut : 2,4 % pour kibi, 4,9 % pour mébi, 7,4 % pour gibi, 10,0 % pour tébi.
  • Tébioctets (Tio) – Un tébioctet vaut 2⁴⁰ octets, soit 1 099 511 627 776 octets, 10,0 % de plus qu’un téraoctet, le plus grand écart parmi les préfixes courants. Un disque vendu pour 4 To contient donc 3,64 tébioctets, sans rien perdre. L’unité sert aux outils système et aux services en nuage : le stockage en blocs d’Amazon propose des volumes de 1 gibioctet à 64 tébioctets. Le piège est que le même disque affiche des chiffres différents selon les logiciels. Dans GNU coreutils, T désigne le tébioctet mais TB le téraoctet, et seul un B les distingue.
  • Kilobits (kbit) – Un kilobit vaut 1 000 bits, soit 125 octets. La brochure SI prend justement le kilobit pour exemple : les préfixes SI ne désignent que des puissances de dix, un kilobit vaut donc 1 000 bits et non 1 024. L’équivalent binaire est le kibibit, Kibit. Comme quantité, le kilobit survit sur les puces mémoire, souvent au sens binaire : la mémoire 24LC256 de Microchip est dite de 256 Kbit et possède les adresses 0000 à 7FFF de 8 bits chacune, soit 262 144 bits. Le piège est kb contre ko, le bit contre l’octet.
  • Mégabits (Mbit) – Un mégabit vaut un million de bits, soit 125 000 octets. L’unité appartient aux réseaux : les abonnements fixes et mobiles se vendent en mégabits par seconde, et l’Arcep mesure les débits dans la même unité pour son observatoire de la qualité de l’accès à l’internet fixe. Le règlement européen sur l’internet ouvert exige que le contrat explique les débits minimal, normalement disponible, maximal et annoncé, sans nommer d’unité. Le piège : les abonnements se comptent en bits, les fichiers en octets, et 100 mégabits par seconde donnent 12,5 mégaoctets par seconde.
  • Gigabits (Gbit) – Un gigabit vaut un milliard de bits, soit 125 mégaoctets. Sur les puces mémoire, il désigne souvent des puissances de deux : la puce DDR4 de Micron marquée 16Gb adresse 2³⁴ bits, un peu moins de 17,2 milliards, soit 16 gibibits. Les télécommunications comptent au contraire en décimal. Le plan France Très Haut Débit, lancé en 2013, visait plus de 30 Mbit/s pour tous en 2022, puis la fibre partout fin 2025. Le piège est Gb contre Go, le gigabit contre le gigaoctet : un facteur huit.